La production du body-builder : ascèse, emprise et lien sectaire
| Auteur / Autrice : | Éric Perera |
| Direction : | Jacques Gleyse |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sociologie |
| Date : | Soutenance le 06/07/2010 |
| Etablissement(s) : | Montpellier 3 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale 60, Territoires, Temps, Sociétés et Développement (Montpellier ; 2015-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Equipe de recherche : SANTE ET EDUCATION, SITUATION DE HANDICAP (UM1) |
| Jury : | Président / Présidente : Gérard Auneau |
| Examinateurs / Examinatrices : Jacques Gleyse, Bernard Andrieu, Eric De Leseleuc, Nancy Midol, Nancy Midol | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Bernard Andrieu, Gérard Auneau |
Mots clés
Résumé
Cette enquête micro-sociologique réalisée sous forme d'observation participante active, s'intéresse aux questions suivantes : comment devient-on body-builder? Comment s'installent des pressions normatives et « déviances positives » attendues et reconnues par le groupe de pratiquants? Ainsi, pendant 8 mois, j'ai suivi une initiation au body-building supervisée par un ancien body-builder (titré internationalement) devenu coach. J'ai participé aux séances de musculation aux côtés de compétiteurs, sportifs et sédentaires, au rythme de quatre entraînements de deux heures par semaine. La thèse soutient que le body-building de haut-niveau fonctionne sur le principe de l'ascèse tout en construisant un lien social de type sectaire entre les membres du groupe et le coach. La transformation du corps demande une implication totale qui a pour conséquence une rupture du quotidien et une restructuration des relations sociales de l'initié. Plus il est reconnu et accepté par le coach et ses pairs, plus il reçoit un regard critique de l'extérieur, ce qui le conduit à un isolement social et renforce les processus d'emprise corporels exercés. Le coach agit comme un gourou de secte en conditionnant le quotidien des athlètes pour les modeler à son image.